Benjamin Gastineau

Benjamin Gastineau

Résumé

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les nouveaux romans de Paris (1868)

« Les paroles dorées cachent toujours de perfides intentions. » Si naïve et si ignorante de la perversité humaine qu'elle fût, Pauvrette commençait pourtant à douter de la sincérité et de l'honnêteté de la couturiere ; mais en revanche, comment soupçonner la loyauté de M Charles de Lacaille, qui l'avait sauvée d'un danger sérieux à l'Opéra et s'était toujours montre envers elle d'une deference, d'un respect exemplaires.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les nouveaux romans de Paris (1868)

Ah! la famille est une sublime consolation! Loisque votre âme est froissee par un monde égoïste et indifférent, lorsque vous êtes frappe dans la mêlée, vous accourez vite à votre foyer en vous ecriant — Je souffre ! — Du courage ! repique aussitôt la douce voix d'un pere, d'une mère ou d'une soeur. Et votre plaie se cicatrise
Mais Pauvrette n'avait pas de soeur pour lui crier courage, pas de père pour la guider, pas de mère pour l'aimer.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les nouveaux romans de Paris (1868)

Notre usurier était au comble de ses voeux. Ces titres de noble et de pair de France étaient comme un manteau d'or jeté sur sa naissance obscure et sur ses crimes. Le cordonnier était complétement effacé.
Au milieu de son triomphe, une seule chose le troublait et l'inquiétait, c'était son intérieur.
Sa femme, Lucile Thibaudot, qu'il avait épousée contre son gre, le detestait et le meprisart. C'était un affreux supplice pour elle d'entier dans le lit de son mari. Aussi en prenait-elle largement sa revanche.
Son fils Raoul etait corrompu jusqu'à la moelle des os.
Source : Gallica

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