Gibelotte

Définition et enjeux

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Les Misérables (1862)

Rien n’est tel que la main populaire pour bâtir tout ce qui se bâtit en démolissant.
Matelote et Gibelotte s’étaient mêlées aux travailleurs. Gibelotte allait et venait chargée de gravats. Sa lassitude aidait à la barricade. Elle servait des pavés comme elle eût servi du vin, l’air endormi.
Un omnibus qui avait deux chevaux blancs passa au bout de la rue.
Bossuet enjamba les pavés, courut, arrêta le cocher, fit descendre les voyageurs, donna la main « aux dames », congédia le conducteur, et revint ramenant voiture et chevaux par la bride.
Source : Wikisource

Calixte Pagès L'hygiène pour tous (2e édition… (1903)

Avec la tête, le cou, les parois du ventre, etc., on fait une gibelotte ; avec les cuisses un peu lardées, un rôti; avec le reste un civet. Pour être bon, le rôti doit être bien soigné ; nombre de cuisinières préfèrent mettre en civet
tout ce qui ne sert pas pour gibelotte. Le civet est trop excitant pour reparaître souvent sur la table; la gibelotte, plus douce à l'estomac, doit lui être préférée.
Le jour du pot-au-feu, on ne mangera qu'une très petite quantité de bœuf; le bouilli fera plus d'usage et sera meilleur le lendemain, en ragoût, en boulettes, en miroton, en salade l'été, etc.
Source : Gallica

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