Georges Fath

Résumé

Georges Fath Un drôle de voyage

Giboulot ! s’écria Mimile.
— Giboulot ! répéta Charlot. Ah ! comme il m’a fait peur.
— Peur ! dit Giboulot, y a pas de quoi. Eh oui, c’est Giboulot. J’ai appris par Mme Hubert que vous étiez partis en forêt, et j’ai planté là mes oies et mes dindons pour m’en venir avec vous.
— C’est aimable de ta part, dit Mimile.
— Je voulais m’assurer que vous n’étiez pas en peine.
— Nous te remercions bien, Giboulot, dit Charlot.
— C’est pas nécessaire, allez, car je ne me suis jamais tant égayé que depuis ce matin. Les pauvres gendarmes en avaient-ils un pied de nez !...
— Comment ? demanda Mimile.
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Georges Fath Un drôle de voyage

Nous les tenons !... Armez vos fusils ! cria une autre voix.
— Ah ! mon Dieu ! s’écria Charlot épouvanté.
— Qu’est-ce que ça veut dire ? demanda Mimile.
— Arrêtez ! arrêtez ! cria Giboulot sans répondre à ses camarades, et tout en essayant de se relever.
— Oh ! oh ! le gros gibier qui parle à présent, s’écria un homme qui s’avança d’un air stupéfait, une lanterne sourde à la main.
— Belle capture ! dit l’un d’eux d’un ton de fort mauvaise humeur.
— Elle est bonne, la plaisanterie ! riposta Giboulot. C’est nous qui sommes bousculés, et ce sont les autres qui se plaignent.
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Georges Fath Un drôle de voyage

Ce qui nous arrive est tout à fait inattendu, dit enfin Mimile ; ça marchait si bien jusque-là ! car on peut avouer que les Nez-Rouges n’ont pas inventé la poudre, pas plus que la manière de s’en servir.
— C’était bien la peine de nous donner tant de mal pour en arriver là ! ajouta Giboulot.
— Maman ! maman ! répétait Charlot d’une voix déchirante.
— Si encore nous avions, disait Mimile, exterminé quelques lions avant de mourir, ça consolerait... Mais rien ! être pris comme des rats dans une souricière avant d’avoir pu s’amuser un peu. C’est un voyage qui finit mal, tout à fait mal.
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