Giboulot

Définition et enjeux

Georges Fath Un drôle de voyage

Quant à Giboulot, se glissant comme une ombre au milieu des arbres, il retourna auprès de Mimile et de Charlot.
Les deux cousins dormaient encore profondément lorsque Giboulot rentra dans la masure. L’ex-gardeur d’oies s’était fait si léger en remontant l’escalier en ruines, il avait rouvert la porte de leur chambre et s’était recouché sur le plancher avec tant de précaution qu’il n’avait pas fait le moindre bruit. Bien mieux ; il n’était pas couché depuis cinq minutes, qu’il dormait son tour comme un homme qui n’aurait pas le plus petit poids sur la conscience.
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Georges Fath Un drôle de voyage

Si engageante que fut l’invitation, Mimile, Charlot et Giboulot restèrent immobiles, regardant la barre avec effroi.
« Eh bien ? » dit le grand chef en fronçant ses illustres sourcils. À cette injonction menaçante, Giboulot fit un pas en avant, étendit le bras droit, approcha bravement la main de la barre et l’enleva sans sourciller à la hauteur de son oreille.
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Georges Fath Un drôle de voyage

Celui qui ne s’y jettera pas de bonne volonté n’y perdra rien ; on l’y jettera de force. Que le grand sachem les protège !... Je commence : Un... deux... trois... »
Mimile, Charlot et Giboulot restèrent immobiles.
À cette vue, le grand chef s’écria avec rage :
« À vous, Nez-Rouges !... Assommez-les à coups de massue ; enfoncez-leur des poignards dans les reins. Nous verrons bien s’ils se décideront à sauter dans le gouffre. »
En entendant ces terribles menaces, Giboulot n’hésita plus. À tant faire que mourir, mieux valait mourir bravement.
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