Georges Fath, Un drôle de voyage
“ « Mimile et moi nous vous embrassons tous, chers parents. N’ayez pas peur pour nous, nous emportons tout ce qu’il faut, et je vous promets que nous serons bien sages. « Votre dévoué « CHARLOT. » Puis il laissa sa lettre très en vue sur la table en disant : « Je suis plus content d’avoir fait cela. Partons. — Partons... » répéta Mimile. L’après-midi s’avançait. Cinq minutes après, ils étaient dans la rue, le sac au dos, guêtres jusqu’aux genoux, leur couteau à la ceinture, le chapeau rond sur l’oreille, une canne à la main, et ils se dirigeaient à grands pas vers l’Amérique. ”
