Résumé

Portrait de Virgile Virgile Les Bucoliques en juxtalinéaire

MÉLIBÉE, TITYRE. Mélibée. Heureux Tityre ! assis sous le feuillage d’un hêtre touffu, tu médites un air champêtre sur tes légers pipeaux : nous, exilés du pays de nos pères, nous abandonnons ces douces campagnes : nous fuyons notre patrie ; toi, Tityre, mollement étendu sous l’ombrage, tu apprends aux forêts à répéter le nom de la belle Amaryllis.
Tityre. Ô Mélibée ! un dieu m’a fait ce loisir ; car il sera toujours un dieu pour moi. Souvent un tendre agneau, choisi dans nos bergeries, arrosera de son sang ses autels.
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