A. Curaté, Hommage allégorique rendu au premier-consul Bonaparte à son passage à Soissons… (1803)
“ La Paix est un trésor, et Daphnis nous la donne. Daphnis, en éteignant le flambeau de Bellone, Permet à ses guerriers de revoir leurs hameaux, Et leurs parens chéris, et leurs tendres agneaux. Pan a repris sa flûte; et Flore, sa parure : Le ciel est plus serein; l'onde coule plus pure: Bacchus nous rend ses dons ; et la blonde Cérès De longs épis dorés enrichit nos guérets. Mais quel bruit se répand? serait-il vrai, Tityre, Que contre nos troupeaux le Léopard conspire, Et qu'il menace encor, dans sa sombre fureur, De remplir ces climats de carnage et d'horreur. ”
