Ovide,
Les Métamorphoses d’Ovide, traduites en vers
“ Le feu brille et s’élève à la première place. L’air, voile diaphane, enveloppe l’espace. La terre au-dessous d’eux pose ses fondemens ; Elle entraîne l’amas des plus lourds élémens, S’affermit par son poids ; et l’onde qui l’embrasse, Entoure mollement sa solide surface. III. Formation du Monde. Quand ce dieu, quel qu’il fût, en des lieux différens, Aux élémens divers eut assigné leurs rangs, Il façonna la terre encor brute, inégale ; Et sa main l’arrondit en un immense ovale. Autour d’elle à sa voix roulent les vastes mers ; Les vents soulèvent l’onde ; ils épurent les airs. ”
