Résumé

Portrait de Virgile Virgile Les Bucoliques Première églogue

En reposant, Tityre, à l’ombrage couvert
De ce hêtre au feuillage épanchement ouvert,
Tu mets sur le pipeau d’une avène légère
L’air de mainte chanson doucement bocagère.
Et nous, pauvres chétifs, nous laissons loin de nous,
Les fins de notre terre et nos villages doux :
Nous fuyons notre terre, en saison si mauvaise.
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Portrait de Virgile Virgile Les Bucoliques Première églogue

Toi cependant, Tityre, en l’ombrage à ton aise,
Tu apprends aux forêts à rebruire en chansons
La belle Amaryllide au rebat de tes sons.
Tityre.
C’est un dieu, Mélibé, qui nous a fait la grâce
De vivre en repos : aussi toujours sera-ce
Mon Dieu que cetui-là, et de mes parcs souvent
Maint agnelet ira ses autels abreuvant.
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