Le Comte de Saint-Jean

Résumé

Le Comte de Saint-Jean Madame Dufresnoy (1765)

L’Académie française la couronna en 1814, pour son poème sur Bayard.
Béranger a chanté :
Veille, ma lampe, veille encore :
Je lis les vers de Dufresnoy.
La fille de Mme Dufresnoy a été mariée à M. Jay. Son fils, Pierre-Armand Dufresnoy, né en 1792, a exécuté, avec Élie de Beaumont, la carte géologique de France.
« Les meilleurs titres de Mme Dufresnoy à la gloire, dit Quitard, sont ses élégies, qui lui valurent le nom de Sapho française ; elles ont le mérite, bien rare, d’exprimer un sentiment vrai dans un style plein de naturel et de charme. »
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Le Comte de Saint-Jean Madame Dufresnoy (1765)

Des bois je ne fuis plus le silence et l’ombrage,
Et sans chagrin je vois la fleur
Se balancer sous le feuillage.
Mes amis à leurs soins touchants
Ne me trouvent plus insensible.
Semblable à ce ruisseau qui coule de nos champs,
Ainsi coule ma vie uniforme et paisible ;
Cependant quelquefois, sur le soir d’un beau jour,
Mon cœur se sent presser par la mélancolie ;
Je ne regrette plus l’amant qui m’a trahie,
Je regrette encor mon amour !
↑ Vapereau, Quitard, Quérard affirment qu’elle est née à Nantes.
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