Jacques d’Adelswärd-Fersen

Élements biographiques

Portrait de Jacques d’Adelswärd-Fersen Jacques d’Adelswärd-Fersen,  Le baiser de Narcisse (1907)

“ « Qu’est-ce que tu as dit, toi, l’Amalécite, à propos de Milès ? Milès, c’est comme mon dieu, je ne veux pas qu’on y touche !
— Alors, par Zeus ! touches-y toi-même avant les autres ! C’est tout ce qui pourra lui arriver de mieux, car il est ici. Le voilà, au fond de la salle, maigri, hâve et changé. Regarde-le. »
Effaré, le géant se retournait, se frottait les paupières, croyait à une illusion, puis bondit, et jetant l’escabeau loin de lui :
« Milès, mon petit maître ! » rugit-il d’une voix de tonnerre dans l’ostérium en révolution.
À son cri, un autre cri répondait : « Séir ! Séir ! »
”
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Portrait de Jacques d’Adelswärd-Fersen Jacques d’Adelswärd-Fersen,  Messes noires ; Lord Lyllian

“ Après cela, se tournant vers Renold dont l’âme entière palpitait, elle l’enveloppa de son candide regard.
Grisé, parlant comme dans un rêve, agenouillé maintenant, Lyllian murmurait :
— Croyez en moi !... Je vous aime !...
Elle le releva d’un geste, d’un seul geste, mais qu’il était simple, accueillant et pur ! Toute petite, toute mignonne, blottie sur la poitrine de Renold, elle frissonnait, la jeune fiancée, ainsi qu’un oiseau timide.
Alors lord Lyllian eut conscience de son triomphe, de leur amour, d’un immense bonheur. Ils étaient liés pour la vie !
”
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Portrait de Jacques d’Adelswärd-Fersen Jacques d’Adelswärd-Fersen,  Notre-Dame des mers mortes

“ Vois, regarde comme la ville est belle, comme la nuit est puissante, comme le vent est profond ! Pas d’étoiles, la foudre. Et puis des cierges pour voir nos baisers. Le monde entier nous suit parce que nous sommes l’enthousiasme et que nous sommes l’idéal. Jamais tu n’as rêvé d’aventure pareille... Jacques mon bien-aimé !
Au fond de son cercueil d’aurore elle regarde, surhumainement belle. La tempête, c’est la musique d’amour qui va les endormir... Liéven enjambe la fenêtre et tend les bras... oui, c’est cela, Ninette, partir !...
”
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