Maurice Maeterlinck,
La Princesse Maleine
“ Entrent la princesse Maleine et la Nourrice. MALEINE. Oh, qu’il fait noir ici ! LA NOURRICE. Il fait noir ! il fait noir ! une forêt est-elle éclairée comme une salle de fête ? — J’en ai vu de plus noires que celle-ci ; et où il y avait des loups et des sangliers. Je ne sais d’ailleurs s’il n’y en a pas ici ; mais, grâce à Dieu, il passe au moins un peu de lune et d’étoiles entre les arbres. MALEINE. Connais-tu le chemin, nourrice ? LA NOURRICE. Le chemin ? Ma foi non ; je ne connais pas le chemin. Croyez-vous que je connaisse tous les chemins ? Vous avez voulu aller à Ysselmonde ”
