Georges Fath

Élements biographiques

Georges Fath,  Un drôle de voyage

“ Qu’est-ce que cela peut être, Giboulot ? dit Émile. C’est une musique, une belle musique encore, pas une musique sauvage cette fois ; on dirait une musique militaire ?
— C’est vrai, répondit Giboulot, c’est ma foi vrai. Mais que veux-tu, mon pauvre Mimile ? quoi que ce soit, il est trop tard.
— Ah ! dit Charlot, c’est la musique du Paradis ; c’est parce que nous allons mourir, cette musique-là, et peut-être parce que nous sommes déjà morts. Je voudrais que maman sache que je l’ai entendue en ce moment.
”
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Georges Fath,  Un drôle de voyage

“ Giboulot appuya son œil droit au trou laissé dans la porte par l’ancienne serrure.
« Sac à papier ! s’écria-t-il tout à coup, voilà une demi-douzaine de Nez-Rouges qui ont l’air de se diriger par ici. Celui qui est à la tête est grand presque comme une maison. »
Charlot pivotait déjà sur lui-même, cherchant un trou où se fourrer, quand Giboulot, devinant son intention, le saisit par un bras en lui disant :
« Du sang-froid, ou nous sommes perdus ! Nous sommes des Nez-Rouges comme ceux qui arrivent, ne va pas t’aviser de l’oublier.
« Nous aurons du sang-froid, » dit Mimile.
”
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Georges Fath,  Prisonniers dans les glaces (1881)

“ Norbert poursuivit : — Regarde ce ciel plombé où se traînent ces longues bandes noires qui vont ensuite se déchirer sur les rochers qui des deux côtés forment l'horizon , et finissent en s'étirant comme des fils.
De grosses lames continuaient de se briser sur la carène de la Frileuse, et la secouaient avec furie.
Une forte nuée d'eau glacée creva brusquement sur le pont, qu'elle inonda dans toute son étendue, pendant que des coups de mer arrivaient par paquets au milieu des rafales.
Lepérier se secoua comme un caniche qui sort de la rivière.
”
Source : Gallica

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