Résumé

Georges Fath Le Paris des enfants : petit voyage à travers la grande ville… (1874)

Rien de plus amusant que cette lutte pour ne pas perdre pied sur un point qui se déplace continuellement. Le mouvement qui jetait les uns en avant précipitait les autres en arrière, et c'était une incessante dégringolade. Maurice et Paul étaient déjà tombés quatre fois sur le nez, en pleine sciure de sapin ; d'autres étaient tombés sur le dos, sur le côté; Charlotte seule n'avait pas quitté le pont et continuait de s'y balancer avec une aisance qui lui valut d'être proclamée première à ce bel exercice, dont le but est d'assurer la marche sur un sol mouvant.
Source : Gallica

Georges Fath Le Paris des enfants : petit voyage à travers la grande ville… (1874)

Nous allons, en attendant, visiter la cuisine de l'ogre.
— La cuisine de l'ogre ! s'écrièrent les enfants avec surprise.
— C'est une très-belle cuisine, dit l'invalide en clignant de l'œil d'un air d'intelligence.
Ce mot d'ogre sonnait mal aux oreilles de Maurice et de Paul, car l'histoire du petit Poucet leur était revenue immédiatement à la mémoire.
— Je ne veux pas voir l'ogre, il est trop méchant,, répondit résolument Maurice.
— Moi non plus... je ne veux pas le voir, ajouta Paul. Charlotte et Marianna sourirent d'un air capable.
Source : Gallica

Georges Fath Le Paris des enfants : petit voyage à travers la grande ville… (1874)

On peut dire que les singes ressemblent à des écoliers dont la récréation durerait toute la journée. Ils se poursuivent, se font la grimace, se bousculent, se battent sans relâche ; on croirait que c'est leur mission dans ce monde et qu'ils l'exercent avec amour.
Les enfants furent à peine arrivés devant l'immense cage de fer grillagée, qui sert aux ébats de la colonie, que Marianna s'écria :
— On dirait de petits diables !
— Regarda, regarde, disait Paul à Maurice, en voilà un qui mange la queue de l'autre...
— Et ce gros-là qui entraîne un petit comme si c'était une voiture !
Source : Gallica

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