Julie Gouraud, Mémoires d'un caniche, par Mlle Julie Gouraud… (1866)
“ M. Nelville, tout aussi ému que moi, disait : « César! César! tu m'as reconnu. Pauvre bête! Après une absence de deux ans! mesdames, messieurs, pardonnez-lui, pardonnez-moi. Ce chien a sauvé la vie à mon enfant. » Tout le monde pardonnait, à l'exception de M. Pasdeloup qui nous regardait l'archet à la main et aurait peut-être essayé de m'atteindre, si l'intérêt du public ne m'eût fait un rempart inexpugnable. J'étais ému, fou de bonheur. Chacun offrait de nous faire un passage. M. Nelville, en homme comme il faut, ne voulut point se retirer. ”
