F. de Silva

Résumé

F. de Silva Le livre de Maurice (1894)

MAURICE. — A moi aussi! Elle me fait grandir. Maminoune va être tout étonnée quand elle me reverra. Elle dira : « Oh !
qu'il est donc grand, mon Maurice, qu'il est donc grand! »
Abuela, si je mange beaucoup, beaucoup de soupe, et que je marche tous les jours, tous les jours, serai-je aussi grand que papa quand je retournerai à Madrid ?
L'ABUELA. — Non, Maurice, non ; et grâce à Dieu, car ta maman en serait bien fâchée. Elle ne te reconnaîtrait plus et dirait au contraire : Où est-il, où est-il, mon petit Maurice?
MAURICE, les larmes aux yeux. — Je l'aime tant, Maminoune!
Source : Gallica

F. de Silva Le livre de Maurice (1894)

L'ABUELA. — M. Aribert lui-même, car j'étais une de ses petites amies.
MAURICE. — Une des petites à qui il distribuait des rébus et des sourires ?
L'ABUELA. - Une de celles-là.
MAURICE. - J'aurais aimé à connaitre ce papa Aribert.
L'histoire de son singe m'a amusé. Tu me la rediras une autre fois, abuela. Dis-moi encore des choses de bêtes, je t'en prie !
L'ABUELA. — Lorsque tu sauras lire couramment, je te donnerai un beau livre où tu trouveras des images superbes et des détails très intéressants sur les animaux de toutes espèces.
MAURICE. - Quel est l'animal le plus intelligent?
Source : Gallica

F. de Silva Le livre de Maurice (1894)

« Buela, j'ai quelque chose à t'expliquer.
L'ABUELA. - Quoi, mon cher enfant?
MAURICE. - Te rappelles-tu ce pauvre homme qui avait la tête toute nue?
L'ABUELA. — Oui, je m'en souviens.
MAURicE. — Je n'oublie pas la façon dont tu me l'as montré et je ne garderai plus jamais mon chapeau. Ne crois-tu pas qu'alors je suis assez grand pour retourner aux Milagros?
L'ABUELA. — Je le crois, mon cher Maurice. Tu peux venir.
MAUIUCE. — Oh! tant mieux! »
L'enfant suivit sa grand'mère et sa tante avec d'autant plus de plaisir qu'une tartane attendait ces dames sous la porte cochère.
Source : Gallica

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