Georges Fath, Prisonniers dans les glaces (1881)
“ Les huit carabines s'alignèrent. Bardol, pour tenir religieusement son serment, d'un bond s'était tapi derrière le traîneau, prêt à mourir de peur si l'occasion s'en présentait. — Allons, Tibir, derrière nous ! tu sais que c'est du gibier trop dur pour tes crocs, dit Bruloff. Le chien obéit. Bruloff poursuivit : - Il faut que les pauvres bêtes soient bien affamées pour se décider si vite à une pareille attaque!. Ainsi donc, mes amis, pas de distractions. Un profond silence se fit parmi les chasseurs. Chamborel ressemblait à une statue dont les yeux lanceraient des flammes. ”
