Résumé

Jacques Lermont Siribeddi : mémoires d'un éléphant (1896)

Quand il fut un peu plus calme, Kindly raconta à Siribeddi comme quoi il avait profité d'un moment où la surveillance de ses maîtres s'était relâchée pour se sauver dans la forêt. Là, il avait vécu seul pendant plusieurs années, essayant en vain de se lier avec quelque éléphant qui pût lui donner des nouvelles de sa mère, demandant sans succès
à entrer dans une autre bande, ne rencontrant nulle part la tribu des Longues-Queues et désespérant de la retrouver jamais, enfin vivant de la vie la plus misérable qu'on pût imaginer.
Source : Gallica

Jacques Lermont Siribeddi : mémoires d'un éléphant (1896)

Horigassamy avait la jambe cassée. Dans sa joie d'avoir échappé à la mort horrible dont il s'était vu menacé, il en fut plus disposé à l'indulgence envers Siribeddi.
« C'est peut-être un accès de folie, dit-il à ses amis ; les éléphants sont sujets à perdre la raison comme nous autres humains.
— Folie ou non, lui répondirent ceux-ci, débarrassez-vous sans tarder de cet animal dangereux.
— C'est bien mon intention, reprit Horigassamy. Siribeddi est un éléphant superbe, mais s'il devient vicieux, j'aime mieux le vendre à perte que de le garder. »
Source : Gallica

Jacques Lermont Siribeddi : mémoires d'un éléphant (1896)

Ce que nous savons à coup sûr, ce sont les mauvais effets de la solitude sur les individus destinés à vivre en société, l'éléphant domestique la supporte mal, et les solitaires en liberté semblent devenir fous; eux qui, en bande, ne s'attaquent jamais les premiers aux hommes, ne craignent plus rien alors. On dirait qu'ils éprouvent un méchant plaisir à se venger sur les créatures les plus innocentes de ce que les lois de leur tribu les condamnent à un exil perpétuel : tous les habitants de la forêt fuient devant lui.
Source : Gallica

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