Résumé

Émile Bruyas Deux Mois à Ceylan, Colombo, Kandy… (1898)

Les montagnes sont encore boisées, l'eau est un peu partout. Au sud, la vallée s'élargit et un joli lac s'étale bien tranquille; on est en train de peupler en truites, et la pêche est défendue. Des masses de jolies routes créées pour la promenade, de grands cottages européens, mieux anglais, avec des bow-windows, balcons, toits inclinés ; quoique depuis bien peu de temps à Ceylan, c'est presque un plaisir de retrouver ces formes de constructions. Quel plaisir plus grand pour ceux qui habitent toujours les pays chauds : c'est une vision de l'Europe.
Source : Gallica

Émile Bruyas Deux Mois à Ceylan, Colombo, Kandy… (1898)

La voie s'élève progressivement en suivant; la vallée, et le paysage de montagnes prend une ampleur majestueuse ; c'est plus large, plus grandiose que la route de Kandy; même forme de montagnes en cône et pyramides tronquées, parce que c'est toujours la même nature de terrain : quartz ou granit ou schiste. Je ne me rappelle pas avoir vu à Ceylan un morceau de calcaire, excepté dans le nord de l'île les terrains madréporiques récents, et j'ai bien dans l'oeil, sur le bord des routes, des tas de cailloux ressemblant complètement à du sucre cassé.
Source : Gallica

Émile Bruyas Deux Mois à Ceylan, Colombo, Kandy… (1898)

Il résulte de tout cela que les admirables lignes courbes de la dagoba sont d'invention cinghalaise, que l'Inde ne fit que chercher à les copier et ne réussit à faire que des contrefaçons maladroites et lourdes, sans aucune grandeur. Le merveilleux climat de Ceylan a fait éclore une idée architecturale comme celui de la Grèce a fait le temple grec, comme le climat brumeux de nos villes du nord a fait le gothique ; et, comme chaque type architectural est fait pour son climat, il serait stupide de les dépayser.
Source : Gallica

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