Résumé

Henri Pasquier Notes d'un voyage autour du monde… (1906)

Si vous arrivez, comme moi, le soir, de Tuticorin à Colombo et que vous débarquiez au clair de lune, une heure après le coucher du soleil, vous croyez entrer dans un monde de fées, qui n'a rien de commun avec notre Europe, ni même avec les Indes que vous venez de quitter. Le tronc d'arbre creusé, qui vous transporte du steamer au quai, vous semble un bateau fait pour des êtres qui n'ont pas de poids. Cependant trois rameurs le manœuvrent, avant que vous y preniez place. Une poutre, ajustée à ses flancs par deux perches qui la tiennent à la distance
de plusieurs pieds, assure l'équilibre.
Source : Gallica

Henri Pasquier Notes d'un voyage autour du monde… (1906)

Puis aux Indes le parfum des plantes, développé par la chaleur, vous excite alors que vous ne voyez rien : vous vous demandez d'où viennent ces odeurs.
Pendant cette nuit, où j'ai descendu les pentes de l'Himalaya à travers la jungle, j'ai ressenti des émotions bien étranges mais très agréables : il me semblait que j'étais dans un monde plus rapproché de Dieu que nos campagnes, puisque la main de l'homme n'y avait modifié en rien l'œuvre du créateur. La nature a'gardé dans ces forêts vierges toute la puissance sauvage des siècles passés. La culture ne l'a ni adoucie, ni civilisée.
Source : Gallica

Henri Pasquier Notes d'un voyage autour du monde… (1906)

Le point le plus gai de la route est Moses-Valley, où le gouverneur d'Australie a sa maison de campagne.
Sydney, bien que la capitale, n'est pas si beau que Melbourne pour les rues et les maisons ; il est peut-être moins populeux. Mais en revanche il possède un port qui est réputé, à bon droit, le premier du monde pour sa sûreté, son étendue, sa profondeur et la beauté de ses rives. C'est un ensemble de
baies nombreuses, grandes comme des lacs, entourées de collines boisées, de faubourgs et de coquettes villas.
Source : Gallica

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