Jules Leclercq

Résumé

Jules Leclercq Revue des Deux Mondes

Le soleil s’est levé sur un lac paisible, et voici que, en moins d’une minute, l’horizon s’assombrit, le ciel devient tout noir, un vent frais.se lève, les eaux s’agitent, et, de calmes qu’elles étaient tout à l’heure, elles deviennent subitement furieuses, montent menaçantes, se hérissent d’écume blanche, et bientôt c’est la houle d’une mer démontée, c’est la grande bataille des vagues. Le Clement-Hill est secoué comme une coquille de noix, d’énormes paquets d’eau s’abattent sur le pont, c’est une de ces tempêtes qui font du Nyanza le lac le plus méchant du globe.
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Jules Leclercq Revue des Deux Mondes

Cette prodigieuse densité de la population est ce qui frappe le plus le nouveau venu à Java : le long des routes qui sillonnent l’île, ce sont des processions sans fin de villageois, hommes, femmes, enfans, qui semblent sortir de terre. S’il est vrai qu’on peut juger de la prospérité et du bonheur d’un peuple par la loi d’accroissement de sa population, il faut en conclure que le peuple javanais est un des plus heureux du monde, et aussi qu’il n’est ni si opprimé, ni si mal gouverné qu’on l’a prétendu.
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Jules Leclercq Revue des Deux Mondes

Une fraîche brise s’élève, comme une brise de mer. Et devant cette immense étendue d’eau qui miroite sous un soleil de feu, je me réjouis d’accomplir ce beau rêve de naviguer sur un lac de l’Afrique équatoriale, à quatre mille pieds au-dessus du niveau de la mer, et le Victoria Nyanza, qui m’avait laissé presque froid au premier coup d’œil, m’émeut maintenant par la magnificence et la grandeur de ses eaux. Car le Nyanza est, après le Lac Supérieur, dans l’Amérique du Nord, la plus grande mer d’eau douce du globe.
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