Édouard Foà,
A travers l'Afrique centrale. Du Cap au lac Nyassa
(1897)
“ En quittant Prétoria, nous disions adieu à la civilisation. J'avouerai que je le lui ai dit avec un plaisir marqué ; il est si beau d'être libre, d'être son maître entre le ciel et la terre, de s'affranchir de toutes nos conventions, si déplacées en Afrique, où la vie et les moeurs devraient changer selon les régions, nécessité que la plupart des Européens ne comprennent malheureusement pas. La chaleur, l'effet débilitant du climat, le changement de nourriture, modifient l'homme, et il est fort naturel que son tempérament ne soit pas le même dans les pays tropicaux. ”
