Résumé

Portrait de Alfred Bertrand Alfred Bertrand Au pays des Ba-Rotsi, Haut-Zambèze… (1898)

Nous jouissions dans l'après-midi d'un moment de repos, lorsque soudain, une paire de lions est signalée dans les environs du campement; nous sautons sur nos rifles et les poursuivons dans la brousse épineuse. Reid a la bonne fortune d'abattre la lionne presque a bout portant ; la bête agonisante trouve encore la force de mordre Swatt, un épagneul, le plus courageux des chiens. Il faut quatre hommes pour transporter le fauve, à la grande joie de nos gens qui se forment en cortège et entonnent un chant de victoire, répétant, comme un refrain : « Le grand chef est mort, il ne reviendra plus ».
Source : Gallica

Portrait de Alfred Bertrand Alfred Bertrand Au pays des Ba-Rotsi, Haut-Zambèze… (1898)

La chaleur est terrible, véritable fournaise et les taillis qui bordent la piste n'offrent point d'ombrage.
Je tache d'avancer; mais je suis obligé à plusieurs reprises de me laisser tomber sur le sable brûlant. Je souffre sans doute d'une insolation ou des fièvres. Ma respiration se précipite, ma langue s'épaissit,
puis surviennent les troubles de la vue. A mesure que j'avance, il me semble voir Reid ou Pirie devant moi. Ils disparaissent lorsque j'approche. Mirage trompeur !
Autre mirage : je crois voir notre tente dressée à quelque distance.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Bertrand Alfred Bertrand Au pays des Ba-Rotsi, Haut-Zambèze… (1898)

Toujours sur la rive droite, un peu en amont, la rivière Chobé (Linyanti) opère sa jonction avec le Zambèze, les indigènes s'appellent Liambaé, et le fleuve est parsemé de plusieurs îles. Çà et là un palmier élancé donne la noie tropicale; de noirs cormorans, ou des oies au vol plus lourd, cinglent de temps a autie dans les airs. Vis-à-vis de nous, sur la rive gauche, Kazoungoula (Kazungula) se détache sur un fond de verdure.
Source : Gallica

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