Eugène Casalis,
Mes souvenirs
(1886)
“ Quand nos Hottentots sentaient le sommeil venir, ils s'étendaient chacun sur sa natte, les pieds tournés vers le foyer, s'enroulaient, sans dire bonsoir, dans leurs manteaux de peaux de mouton, et nous, grimpant dans le wagon, nous nous mettions au lit à l'européenne. Une heure ou deux avant l'aube nous étions réveillés par des accents de prière. C'étaient nos gens qui, l'un ici, l'autre là, adressaient à Dieu leurs remercîments et leurs requêtes. Ils se recouchaient après cela. Ces habitudes de dévotion plus que matinale nous les avons observées depuis parmi tous les indigènes pieux. ”
