François Levaillant,
Abrégé des voyages de Levaillant en Afrique…
(1851)
“ Pendant la nuit, nos feux furent aperçus par des Hottentots sauvages. Comme ces gens s'approchaient de nous pour nous reconnaître, ils furent éventés par nos chiens, qui nous donnèrent l'éveil, et qui, courant au qui-vive, aboyaient et se démenaient horriblement. Pour cette fois une partie de mon monde, persuadée que nous étions investis par les Cafres, proposa de laisser le camp et de se mettre à l'abri dans les buissons, comme si nous eussions été plus en sûreté, séparément cachés dans de misérables taillis, que réunis en corps, bien armés et déterminés. Klaas et moi, nous étions furieux. ”
