Résumé

Marshalls Le Petit Jack, illustrations par L. Froelich… (1895)

Devenu l'hôte du Jardin zoologique, il fut enfermé dans une grande écurie grillée et ravalé ainsi au niveau des bêtes sauvages qu'on va voir pour de l'argent. Pauvre Jack, quelle déchéance! Et combien il dut éprouver de gêne et d'ennui dans cet étroit espace, qui était désormais pour lui tout l'univers.
Il fut bientôt le grand favori des visiteurs du Jardin.
On voyait bien à ses façons qu'il n'était pas le premier éléphant venu et que son heureux naturel avait été développé par une excellente éducation. Jamais il ne faisait la sourde oreille quand une voix amicale l'appelait par son nom.
Source : Gallica

Marshalls Le Petit Jack, illustrations par L. Froelich… (1895)

L'éléphant avait pris sa charge au sérieux. L'enfant qui, comme la plupart de ceux de son âge, n'aimait pas à rester longtemps dans la même position et qui voulait qu'on s'occupât de lui, se mettait à crier dès qu'il se sentait abandonné à lui-même. Il lui arrivait aussi de s'embarrasser dans les jambes de l'animal ou dans les branches d'arbre dont celui-ci se nourrissait. L'éléphant alors le dégageait avec une tendresse admirable, soit en le soulevant avec sa trompe, soit en écartant les obstacles qui gênaient les mouvements du baby.
Source : Gallica

Marshalls Le Petit Jack, illustrations par L. Froelich… (1895)

Quand M. Brooke reparut, Jack lui fit fête, car Jack n'était point un ingrat, et il en fut de même pendant plusieurs années, alors que les àbsences de M. Brooke devinrent et plus fréquentes et plus longues. Mais, si le cœur de Jack en souffrait, son caractère du moins ne s'en ressentait plus, — et il devint le plus docile animal de la ménagerie. Le petit Tomy n'avait besoin que d'un geste pour être obéi. Un regard souvent, c'était assez. Rien n'était plus touchant que l'intimité de deux êtres aussi disproportionnés.
Source : Gallica

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