Résumé

Portrait de Frédéric Bataille Frédéric Bataille Le vieux Miroir : fables de l'école et de la jeunesse… (1904)

XIX. — LA SOURIS ET L'HIRONDELLE
A M. Firmin Bouisset.
Une souris, par un chat poursuivie,
Sans rejoindre son trou s'essoufflait à courir.
La pauvre bête allait périr,
Quand un heureux hasard lui conserva la vie.
Dans sa fuite le long des poutres du grenier,
Trouvant une lucarne, elle y passe et, ravie,
Grimpe jusqu'au bord du larmier D'une très haute cheminée,
Où, depuis longtemps, chaque année, Une hirondelle en mai venait faire son nid. Par certaine ouverture où glisse la lumière,
Elle aperçoit l'oiseau qui, fermant la paupière, Semblait dormir en paix dans son discret réduit.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Bataille Frédéric Bataille Le vieux Miroir : fables de l'école et de la jeunesse… (1904)

XVIII. — LE RENARD ET LE HÉRISSON
Un renard affamé rencontre un hérisson Roulé sous ses piquants à l'ombre d'un buisson. « Bonjour, lui cria-t-il, permets que je t'embrasse ; Mais laisse un peu tomber ces épines, de grâce! Tu sais que je te veux du bien :
Approche donc et ne crains rien. » L'autre, d'une voix qui s'irrite,
Répond à la bête hypocrite :
« Si tu tiens tant à me baiser,
Casse d'abord tes dents pour ne pas me blesser ;
Alors je mettrai bas les armes Et de ton amitié je goûterai les charmes.
En attendant, bon appétit! »
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Bataille Frédéric Bataille Le vieux Miroir : fables de l'école et de la jeunesse… (1904)

C'est lui qui vêt de deuil les fantômes de l'ombre, Et qui marque le front des taches du remords;
C'est l'hiver et la nuit, c'est la tombe et la mort. Quant au blanc, sa trop claire et trop vive lumière Eblouit, trouble, aveugle et brûle la paupière.
Il faut sur votre robe, en tons harmonieux,
Mêler le noir au blanc, comme la mienne est faite : Vous serez beaux tous deux et tous deux gracieux. — Ce vilain croque-mort vient nous la bailler belle ! Pour moi, je le récuse; adieu ! » dit l'hirondelle. « Ce déplaisant robin ose nous outrager!
Dit l'oiseau noir; adieu ! moi je pars en voyage. »
Source : Gallica

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