Frédéric Bataille,
Le vieux Miroir : fables de l'école et de la jeunesse…
(1904)
“ XIX. — LA SOURIS ET L'HIRONDELLE A M. Firmin Bouisset. Une souris, par un chat poursuivie, Sans rejoindre son trou s'essoufflait à courir. La pauvre bête allait périr, Quand un heureux hasard lui conserva la vie. Dans sa fuite le long des poutres du grenier, Trouvant une lucarne, elle y passe et, ravie, Grimpe jusqu'au bord du larmier D'une très haute cheminée, Où, depuis longtemps, chaque année, Une hirondelle en mai venait faire son nid. Par certaine ouverture où glisse la lumière, Elle aperçoit l'oiseau qui, fermant la paupière, Semblait dormir en paix dans son discret réduit. ”
