Jules Renard,
Histoires naturelles
“ Je tire, et au fracas d’un importun, toute la nature se désordonne. Ces perdrix, je les lève d’abord dans une éteule, puis je les relève dans une luzerne, puis je les relève dans un pré, puis le long d’une haie ; puis à la corne d’un bois, puis... Et tout à coup je m’arrête, en sueur, et je m’écrie : — Ah ! les sauvages, me font-elles courir ! De loin, j’ai aperçu quelque chose au pied d’un arbre, au milieu du pré. Je m’approche de la haie et je regarde par-dessus. Il me semble qu’un col d’oiseau se dresse à l’ombre de l’arbre. Aussitôt mes battements de cœur s’accélèrent. ”
