Charles Silvestre,
Le voyage rustique
(1929)
“ Le bourg, avec ses masures déjetées, est ce que le font le soleil, la pluie et le vent. Il appartient aux puissances de l'air ; ce n'est pas en vain qu'il est bâti sur la terre nue. Ce soir d'octobre est sans nuages, si translucide qu'au-dessus du buisson jauni on peut voir danser à trois pas un moucheron. Le soleil penche vers les toits qui resplendissent ; l'ombre des arbres tourne dans l'herbe rase de la prairie. Des appels et des abois montent du fond de la vallée. L'orme géant apparaît dans sa masse, plein de ciel et brûlant d'air bleu. ”
