Charles Silvestre,
Aimée Villard, fille de France
(1924)
“ Il leva sa récolte, mais il tournait, comme on dit, un œil de coin sur la Genette qui avait donné de bon blé, contre toute attente. Il avait compris d’où venait l’obstacle.Il connaissait trop la vie de la terre pour ne pas savoir qu’il est des femmes et des filles qui montrent parfois de ces profondes et silencieuses ardeurs plus fortes que toutes les ruses et tous les malheurs. Aimée Villard, il le devinait, était une bonne flamme du ciel qui avait rallumé un foyer près de s’éteindre. Mais ayant rentré son blé, il voulut, selon le vieil atavisme de chicane, passer sa rage sournoise. ”
