André Theuriet,
La vie rustique
(1899)
“ Pour le cultivateur né et élevé dans les champs, la terre est une maîtresse choyée et adorée avec passion. Le paysan lui doit tout : son aisance, ses joies, ses vertus et aussi ses vices. C'est l'amour de la terre qui rend ses noces fécondes, car il veut avoir beaucoup d'enfants autour de lui, afin d'économiser les journées d'ouvrier ; c'est ce même amour qui le fait se lever le premier, se coucher le dernier, et trimer sous la pluie ou le soleil ; – mais c'est lui aussi qui suggère au cultivateur ses défiances, ses ruses, ses lâchetés et ses crimes. ”
