Joseph de Pesquidoux, Revue des Deux Mondes
“ La grappe a la longueur d’un doigt, et l’aspect d’un cône effilé. Que l’on se figure la petitesse des fleurs dans chaque grappillon : c’est un minuscule amas de calices d’où s’élève le plus fin et le plus pénétrant des parfums, comme si la plante précieuse voulait donner par là un avant-goût de la saveur du fruit et de l’arôme du vin. A la floraison, quand le pistil est prêt à recevoir le pollen, quand les anthères vont se déchirer pour le laisser échapper, les étamines se dressent tout à fait, soulèvent le capuchon qui les couvre, et le font se détacher et choir. ”
