Joseph de Pesquidoux

Résumé

Joseph de Pesquidoux Revue des Deux Mondes

La grappe a la longueur d’un doigt, et l’aspect d’un cône effilé. Que l’on se figure la petitesse des fleurs dans chaque grappillon : c’est un minuscule amas de calices d’où s’élève le plus fin et le plus pénétrant des parfums, comme si la plante précieuse voulait donner par là un avant-goût de la saveur du fruit et de l’arôme du vin.
A la floraison, quand le pistil est prêt à recevoir le pollen, quand les anthères vont se déchirer pour le laisser échapper, les étamines se dressent tout à fait, soulèvent le capuchon qui les couvre, et le font se détacher et choir.
Source : Wikisource

Joseph de Pesquidoux Revue des Deux Mondes

Le reste, du volant formidable au dernier boulon, incessamment huilé, lubrifié goutte à goutte par le mécanicien, le reste fonctionne d’un jeu glissant et muet. Si un cri jaillit, c’est que le maître le lance pour encourager son monde ou pour donner un ordre, sans arrêter, lui dont l’œil veille à tout. A moins qu’il n’y ait accident. Quelqu’un est tombé de la gerbière ; quelqu’un trébuche et s’abat sur l’aire, suffoqué ; l’engraineur a les bras pris dans la gueule. Ses mains au ras du cylindre, à le pâturer, il risque de les sentir happées, à la moindre maladresse.
Source : Wikisource

Joseph de Pesquidoux Revue des Deux Mondes

Et, si quelque rêve les enchante, c’est qu’il nait tout seul de leur âme pure, au souffle de la nuit prédestinée... On les couche, et on laisse les anciens auprès d’eux. Ceux-ci les gardent, certes, mais surveillent aussi la daube qui ronronne devant le feu. Le froid gagne, les chemins glissent, l’ombre confond les objets, ils ne sauraient se risquer; « ha Nadaou, » faire Noël, n’est plus de leur âge.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature