Jean-Henri Fabre,
Les Auxiliaires
“ J’en ai vus pourtant plonger le bras, avec une sorte de rage, dans le tronc caverneux de vieux pommiers, pour en extraire le nid de la charbonnière, et jeter au vent, à pleine main, œufs, plumes, oisillons éclos d’un jour. Et ils croyaient faire œuvre méritoire, car, à leur dire, la charbonnière mange les bourgeons. — Mais non, répéterai-je, la mésange ne mange pas les bourgeons ; elle mange les petites larves logées entre leurs écailles, et elle est trop clairvoyante pour s’attaquer aux bourgeons sains, qui ne renferment rien de bon pour elle. ”
