Françoise Perrot

Élements biographiques

Françoise Perrot,  Histoire de l'enfance de la petite paysanne et de la baraque de son père… (1863)

“ Jamais une jeune personne, de quelque bonne maison qu'elle ait été, n'a reçu plus de marques d'amitié et n'a été plus fêtée que la petite paysanne par les dignes père et mère de la bonne Hélène. J'étais regardée comme son amie, je couchais dans sa chambre, sur un beau canapé où elle avait fait apporter des matelas. Le soir, nous allions dans un beau salon richement meublé, orné de tableaux, où était un piano magnifique en sculpture du vieux temps, une basse sur laquelle restaient quelques cordes, qui rendaient encore un beau son; à côté était un violon, une guitarre. ”
Source : Gallica

Françoise Perrot,  Histoire de l'enfance de la petite paysanne et de la baraque de son père… (1863)

“ Je l'embrassai, ainsi que sa soeur, dans leur vigne, pour la dernière fois, la veille du jour où je me sauvai, pour échapper aux menaces de ma belle-mère, me cacher dans le charbonnier de la tuilerie de mon village. Puisje être plus attristée qu'en ne revoyant aucune des personnes qui m'aimaient réellement dans mon pays et qui me voulaient du bien, partageant mes peines et celles de mon père ! Combien cette solitude, là où le sort m'amène, convient à mon âme affligée, et me paraît préférable à toutes les démonstrations de ceux qui ne sont pas comme elles. ”
Source : Gallica

Françoise Perrot,  Histoire de l'enfance de la petite paysanne et de la baraque de son père… (1863)

“ Y a-t-il un heu qui ait été plus obscur et mieux fermé par une haute porte de fer, que le charbonnier, où vous, la reine de l'univers, apparûtes à une enfant sous le costume de paysanne, afin sans doute de lui laisser croire que c'était sa mère et qu'elle devait lui obéir, et où vous lui dites : Je t'aiderai, et tu sortiras ; n'aie pas peur, je te garderai ; et vous lui avez tenu parole, lorsque vous l'avez si bien gardée derrière le mur de la fournaise, à quatre ou cinq lieues de la tuilerie de Guyonvelle. Vous ne perdez pas de vue l'infortuné qui recourt à vous ”
Source : Gallica

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