Résumé

Henri-Louis Duhamel Du Monceau Art du charbonnier, ou Manière de faire le charbon de bois… (1761)

LES CHARBONNIERS appellent place à charbon, fausse à charbon ou faulde, le lieu où ils asseyent leurs fourneaux ; ils nomment fourneau la pile de bois arrangée comme elle le doit être pour en faire du charbon. Quand la pile
n'est que commencée, ce n'est pas un fourneau, c'est une allumelle : Cuire le charbon, c'est brûler le bois au point où il doit l'être pour en faire du charbon : il est bon d'être instruit de la signification de ces différents termes.
Source : Gallica

Henri-Louis Duhamel Du Monceau Art du charbonnier, ou Manière de faire le charbon de bois… (1761)

Quand je me fers du terme de charbon doux, qui est impropre, c'est pour m'exprimer comme les Ouvriers qui appellent charbon doux, celui qui fait le fer le plus doux, & charbon aigre, celui qui rend le fer aigre : car il passe pour certain que la qualité du charbon influe sur celle du métal. Malheureusement les deux qualités de chauffer beaucoup & d'être doux, vont rarement ensemble.
Tous ceux qui exploitent des mines pensent que le charbon de bois blanc est assez doux, mais qu'il chauffe peu : le charbon de bois-dur, tel que le Chêne, donne beaucoup de chaleur
Source : Gallica

Henri-Louis Duhamel Du Monceau Art du charbonnier, ou Manière de faire le charbon de bois… (1761)

Le bon charbon est plus sonore que le bois, parce qu'il est beaucoup plus desséché ; car on remarque que les bois deviennent d'autant plus sonores qu'ils sont plus secs ; & si l'on met tremper dans l'eau un morceau de charbon, il n'est plus sonore : les fumerons, qui ne sont pas assez cuits pour faire de bon charbon, ne rendent presque pas de son. La raison de cette différence est facile à appercevoir ; car dans le bois les fibres ligneuses sont séparées par des parties d'eau, au lieu que dans le charbon, les parties solides n'ont entr'elles que de l'air.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature