Résumé

G. Madol Compte rendu par un gérant à ses commanditaires… (1840)

Mais ils avaient la ressource, plus convenable à leur génie, de m'attaquer par un côté qui n'était pas défendu, de m'attaquer à Paris sourdement et en mon absence, de me rendre suspect à ceux dont j'avais si vaillamment défendu les intérêts, de me faire dépouiller de cette puissance si formidable aux adversaires de la Société. Ainsi un habile ennemi sait obtenir par ses intrigues le rappel d'un général qu'il ne peut vaincre.
Source : Gallica

G. Madol Compte rendu par un gérant à ses commanditaires… (1840)

En même temps M. de Nansouty dévorait, c'est le mot, le gage social avec une rapidité effrayante : le nombre d'ouvriers qu'il entretenait était immense, et il avait encore augmenté les appointemens déjà excessifs des employés; l'anarchie, dans tout ce personnel, était au comble; l'oisiveté flagrante; le vol scandaleux. Depuis près de quatre mois que les ressources pécuniaires avaient manqué, aucune mesure de liquidation n'était prise, et les charges croissaient tous les jours.
Source : Gallica

G. Madol Compte rendu par un gérant à ses commanditaires… (1840)

Ainsi je voyais m'échapper l'ancre de salut. Déjà cinq ouvriers des forges m'avaient assigné devant le juge de paix en payement de six mois de leurs gages. Des fournisseurs du pays et des entrepreneurs étrangers qui avaient travaillé pour les hauts fourneaux
avaient porté leurs réclamations, soit devant le tribunal civil de Semur, soit devant le tribunal de commerce de Saulieu ; ils avaient obtenu des jugemens par défaut, et même des jugemens contradictoires contre la Société, en la personne de M. de Nansouty, qui comparaissait pour dire arneu à leurs demandes presque toujours exagérées.
Source : Gallica

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