Résumé

Jean Tamboise Le nouveau régime du droit de vote dans les sociétés par actions… (1935)

Le privilège de vote, en second lieu, permet de soustraire l'Industrie à l'emprise des tentacules de la Finance. L'argent est une puissance, mais, nous l'avons vu, ce n'est pas la seule, et, de plus, c'est une puissance aveugle, et il serait désastreux de consacrer l'omnipotence du capital, la « ploutocratie organisée » qui asservirait toutes les forces vives d'un peuple. En effet, si l'intelligence et la compétence en affaires sont une des sources de la richesse, le contraire est loin d'être vrai, et le plus riche n'est pas nécessairement le plus intelligent
Source : Gallica

Jean Tamboise Le nouveau régime du droit de vote dans les sociétés par actions… (1935)

La loi qui nous intéresse ne condamne nullement la pluralité des voix dont pourra disposer chaque action d'une catégorie donnée, elle exige seulement la proportionnalité absolue de la puissance de vote au capital représenté par le titre ; on pourra donc rencontrer des cas où, pour respecter ce principe nouveau, certaines actions, non seulement pourront, mais devront même disposer de plusieurs voix. En un mot, on ne raisonne plus sur une question de chiffres, mais sur une proportion ; ce n'est donc plus la pluralité de voix qui est interdite, c 'est le privilège de vote.
Source : Gallica

Jean Tamboise Le nouveau régime du droit de vote dans les sociétés par actions… (1935)

Réagissant contre le privilège de vote, la loi de 1933 a consacré formellement, et d'une manière tout à fait rationnelle, le principe du « contrôle du capital », en basant toute la réglementation nouvelle sur la proportionnalité du droit de vote au capital investi dans la société : « à capital égal, droit de vote égal ». C'est là une règle de bon sens et de justice, de nature à empêcher tous les abus commis sous le couvert du vote plural
Source : Gallica

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