Résumé

André Neuburger De l'abus de pouvoir dans les sociétés anonymes… (1936)

Mais ce droit de vote ne constitue pas un pouvoir parce que l'actionnaire en votant n'engage que lui-même. Ce vote s'intègre dans la somme algébrique des votes émis à l'assemblée ; si l'actionnaire se trouve faire partie de la minorité, le vote n'engage pas la société ; dans le cas contraire, c'est la majorité et non pas chacun de ses membres qui engage la société. Ainsi le veut la forme collégiale de l'assemblée générale : le pouvoir appartient à la majorité ou plus exactement à l'assemblée dont la majorité est censée exprimer la volonté.
Source : Gallica

André Neuburger De l'abus de pouvoir dans les sociétés anonymes… (1936)

Peut-être serait-il possible de raisonner plus simplement en faisant appel à deux principes : l'un, que nous estimons suffisamment établi, de la nullité de toute délibération et de tout acte entachés de détournement de pouvoir, l'autre, de l'imprévision. Il ne saurait être ici question de faire revivre ou de tenter de faire revivre la théorie de l'imprévision dans les contrats ; cette théorie est justement condamnée. Mais il ne faut pas oublier que la société n'est pas seulement un contrat ; elle constitue une personne morale, le doyen Hauriou disait une institution.
Source : Gallica

André Neuburger De l'abus de pouvoir dans les sociétés anonymes… (1936)

Pour affirmer avec M. Rousseau que la créance du dividende n'est pas complètement détachée de l'action, il faudrait interdire à l'actionnaire de céder ce droit de créance en vendant son coupon à un tiers. Le vote par l'assemblée, sans dol ni fraude, d'un dividende implique que la société est solvable ; si, par la suite, le paiement de ce dividende est reconnu impossible, n'est-ce pas que la société se trouve dans une situation plus ou moins analogue à l'insolvabilité ? Or le vendeur d'une créance ne garantit en principe que la solvabilité actuelle du débiteur (art. 1695 du Code civil) .
Source : Gallica

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