Résumé

Pierre Villard Des Administrateurs dans les sociétés anonymes (1884)

La responsabilité des administrateurs pour infraction aux statuts est-elle couverte par une approbation de l'assemblée générale ? La jurisprudence l'admet dans le cas où l'assemblée avait le droit de modifier la disposition des statuts qui a été violée (2) . Elle ne l'admet pas quand il s'agit d'une clause essentielle des statuts (3) . Nous ne ferons pas cette distinction. La ratification de l'assemblée générale n'a d'effets qu'à l'égard de la société, elle ne peut pas enlever aux tiers une action qui leur appartient.
Source : Gallica

Pierre Villard Des Administrateurs dans les sociétés anonymes (1884)

On a voulu exprimer ainsi les bénéfices qui ne peuvent plus échapper à la société, qui ne sont plus à l'état de simple éventualité, quelle qu'en soit la vraisemblance, dont aucun coup du sort, excepté une insolvabilité imprévue ou une destruction fortuite, ne peut plus priver la société. Sans doute, il ne sera pas toujours nécessaire que le bénéfice ait été encaissé : il pourra résulter d'une valeur, d'une traite, même d'une simple créance, pourvu qu'elle soit réputée bonne, non susceptible de discussion, et de nature, suivant les usages du commerce, à figurer à l'actif.
Source : Gallica

Pierre Villard Des Administrateurs dans les sociétés anonymes (1884)

Pendant l'existence de la société, l'assemblée générale, d'après les règles existantes, peut à peine vérifier les situations apparentes qu'on lui présente. Le penchant naturel de l'actionnaire à s'abstenir de toute initiative est favorisé par le peu de droits que la loi accorde à cette assemblée, par la faculté donnée aux statuts d'en écarter les actionnaires qui possèdent peu d'actions, par l'absence de toute protection contre les fraudes qui dénaturent la volonté de la majorité et par l'impuissance de l'actionnaire isolé à s'opposer à la mauvaise gestion.
Source : Gallica

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