Résumé

Louis Baradez Du conseil de surveillance dans la Société en commandite par actions (1882)

La nomination du conseil ne se confond donc pas avec la constitution de la société ; ce sont deux choses essentiellement distinctes. La constitution de fait peut avoir lieu indépendamment de cette nomination ; aussi une société peut-elle avoir, en l'absence d'un conseil de surveillance, une existence de fait à défaut d'une existence juridique. On s'explique alors facilement la décision de la loi : la société a fonctionné, elle a eu une existence de fait, c'est ce qui justifie l'engagement des souscripteurs envers les tiers.
Source : Gallica

Louis Baradez Du conseil de surveillance dans la Société en commandite par actions (1882)

En effet, peut-on dire, les souscripteurs font un apport social et non un prêt à la société ; ils deviennent associés et non créanciers; ils ont donc droit à une part dans les bénéfices si la société en réalise, mais là s'arrête leur droit. Exiger davantage, n'est-ce pas demander la distribution de dividendes fictifs ? N'est-ce pas reprendre sous forme de revenus une partie de la mise des commanditaires ? N'est-ce pas diminuer le gage sur lequel les tiers ont pu compter?
Source : Gallica

Louis Baradez Du conseil de surveillance dans la Société en commandite par actions (1882)

Ce n'est pas à dire, toutefois, que les membres du conseil doivent agir à la légère, ou que, se laissant guider par un sentiment d'hostilité personnelle contre la gérance, ils puissent, à tout propos, convoquer l'assemblée générale.
Ils sont investis par la loi d'un droit redoutable, dont ils ne doivent user qu'avec circonspaction, et seulement dans des circonstances exceptionnellement graves, car une convocation intempestive pourrait avoir, pour le crédit de la société, les plus fâcheux résultats.
Source : Gallica

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