Résumé

Joseph Gross L'assainissement des sociétés anonymes (1935)

D'une façon générale, l'ampleur à donner à la réduction du capital est commandée en premier lieu par l'objectif que la société se propose d'atteindre par cette opération.
Il ne faut pas oublier non plus que, dans les sociétés où le capital est représenté par une seule catégorie d'actions et qu'il n'existe pas d'autres titres jouissant d'un droit quelconque sur l'actif net ou sur les bénéfices, le patrimoine, après défalcation des dettes sociales, reste la propriété exclusive des actionnaires, quelle que soit l'importance du capital nominal.
Source : Gallica

Joseph Gross L'assainissement des sociétés anonymes (1935)

En dehors du principe de l'opportunité, se pose ici la question de savoir si une société anonyme doit d'abord demander à ses actionnaires de se libérer entièrement, avant de pouvoir ramener son capital à la valeur réduite de son actif net.
Si l'on tient compte à ce propos de la nature des pertes ou dépréciations, on doit faire la constatation que les biens sur lesquels elles se sont réalisées sont aussi — en partie si la société a des dettes — la contre-partie du capital-actions effectivement libéré. Il est par conséquent logique que ce soit le capital versé qui subisse la réduction.
Source : Gallica

Joseph Gross L'assainissement des sociétés anonymes (1935)

En fait, les sociétés ne tiennent guère compte du cours de leurs actions pour déterminer l'étendue de la réduction du capital à réaliser. Elles évaluent autrement que la bourse, et le plus souvent de façon plus optimiste, les pertes ou dépréciations qu'elles désirent amortir. Le cours des actions sur le marché est du reste une quantité flottante qui dépend non seulement de la valeur intrinsèque des actifs représentés, mais de toutes sortes d'éléments extérieurs, parmi lesquels les facteurs psychologiques ne jouent pas toujours le moindre rôle.
Source : Gallica

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