Langage des signes

Définition et enjeux

D. Rebitté Essai sur la poésie et la poétique… (1845)

L'expression, disons-nous, le discours, dans la poésie proprement dite, fournit aux idées ce vêtement, ces formes sensibles, qui rendent possible la circulation et la transmission des idées à travers le monde des sens. Le langage contient des faits sensibles, appréciables pour les oreilles et pour les yeux. Le signe écrit s'adresse aux yeux; le son s'adresse à l'oreille. La nature même des signes du langage fait que les éléments du discours sont susceptibles de prendre toutes les formes, que saisissent les oreilles ou les yeux.
Source : Gallica

Pierre Desloges Observations d'un sourd et muèt sur un cours élémentaire d'éducation des sourds et muèts publié en 1779 par M. l'Abbé Deshamps…

Ne faut-il pas tenir sans cèsse les crayons & les pinceaux? Le langage des signes n'étant autre chose que la peinture naturèle des idées; on doit, pour s'y perfectioner, se conduire absolument de la même manière que pour aquérir le talent du dessein & de la peinture, avec la diférence que pour excéler dans ces arts; il faut plusieurs années d'étude assidue; au lieu que quelques semaines sufisent pour entendre & pour parler très-passablement la langue des signes.
Mr. l'Abbé De l'Épée dirige actuèlement l'éxécution d'un Dictionaire des signes.
Source : Gutenberg

Amand Hennequin Essai sur l'analogie des langues… (1838)

Le geste. — Langage d'action.
LES signes, en général, sont les moyens que les hommes emploient pour se communiquer leurs idées.
Ces moyens sont naturels, lorsqu'ils nous sont indiqués par la nature même ; artificiels, quand ils dépendent d'une convention adoptée librement par une collection plus ou moins grande d'individus.
Les signes les plus ordinaires de nos idées sont le geste, la parole et l'écriture.
Source : Gallica

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