Albert Keim, Le demi-siècle : souvenirs de la vie littéraire et politique… (1950)
“ En vain, on trimballe, avec solennité, un immense et vilain portrait représentant un Barbusse laid, vieilli, ridé, crispé. En vain, des hommes, des femmes, des enfants, mettent les « bourreaux » au pilori en glorifiant le Pain, la Paix et la Liberté. En vain, on brandit : Clarté-Zola-Staline. Tout cela n'est pas Henri Barbusse, le poète, le romancier, le vrai, baudelairien et pascalisant, celui que tous ces gens-là ne connaissent pas... ... Il y a des rues, des boulevards, au-delà de la zone, dans ces grandes banlieues dites « rouges », qui portent son nom comme celui de Jean Jaurès. ”
