Joseph Doutre,
Les fiancés de 1812
“ Mon ami, dit Gonzalve, la lettre dont tu viens de faire la lecture, te fait assez connaître le sujet de mes tourments. À ton âge, tu n’es pas sans avoir déjà senti l’influence de l’amour, et sacrifié sur son autel. Doué d’une sensibilité extrême, mon cœur, encore novice dans les secrets du monde, éprouvait les puissantes passions qu’inspirent les charmes d’un sexe enchanteur. Le premier sentiment profond dont il fut atteint fut celui de l’amour. Mais, Alphonse, tu excuseras cette faiblesse quand je t’aurai dit un mot de celle qui en fut l’objet. ”
