Achille Delboulle

Élements biographiques

Achille Delboulle,  Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à… (1876-1877)

“ CODAQUER, v. n. — Ce mot s'emploie pour exprimer le cri de la poule qui cherche à pondre ou qui vient de pondre : « Une poule qui vient de pondre éprouve une sorte de transport que partagent les autres poules qui n'en sont que témoins, et qu'elles expriment toutes par des cris de joie répétés. » (Buffon.) Au fig., parler à tort et à travers, étourdir du bruit de son caquet.
Dériv. codaquerie, bavardage.
CŒUR-DE-JOUR (À) , loc. — « Quel paresseux ! il ne fait rien à cœur-de-jour. »
COFFIN, n. m. — Etui à mettre des aiguilles, des épingles. Du latin cophinus ; en v. fr. corbeille.
”
Source : Gallica

Achille Delboulle,  Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à… (1876-1877)

“ FOIRER, v. n. — Aller à la foire; courir les foires. D'où les foireux, les gens de la foire : C'est ainsi que de fête on a formé fêteux. Dans l'ancienne langue, foirer signifiait chômer, être en fête, du latin feriari.
FOIRIÈRE, Forière, n. f, — Lisière, extrémité d'une pièce de terre sur laquelle les chevaux tournent au bout de chaque sillon, afin de ne pas piétiner le champ voisin ; faire forière, c'est labourer de manière à respecter le champ d'autrui, à se tenir en dehors, foras.
Littré assimile ce mot à fourrière avec lequel il n'a aucune analogie ni pour l'origine ni pour le sens.
”
Source : Gallica

Achille Delboulle,  Les Fables de La Fontaine

“ O faux homme qui d’un trou mesme
Souffles chaud et froid, je ne t’aime.
Onques puis ne vit le satyr.
(Baïf, Mimes, II, 216, édit. Blanchemain.)
Par allusion à cette fable Charron (de la Sagesse,1, 5) a dit : « L’homme est l’animal de tous le plus difficile a sonder et connoistre : car c’est le plus double et contrefait, le plus couvert et artificiel, et y a chez lui tant de cabinets et d’arrière-boutiques, dont il sort tantost homme, tantost satyre, tant de soupiraux, dont il souffle tantost le chaud, tantost le froid, et d’où il sort tant de fumée ».
”
Source : Wikisource

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