Résumé

P.- Ch. Joubert Chasse aux oiseaux, manuel de l'oiseleur… (1856)

Le chant harmonieux et la vivacité de ce petit oiseau le font rechercher. D'abord son plumage est sans charme; ce n'est qu'après sa première mue que paraissent ces jolies nuances d'un reflet si agréable. La femelle est un peu plus petite que le mâle, et ses teintes rouges plus pâles.
On prend cet oiseau en automne, avec des filets garnis de graines de sureau dont ils sont très friands.
Les premiers jours de leur captivité, il faut leur donner des vers pour nourriture; peu après ils s'habituent aux graines et aux fruits; la cage du rossignol peut leur servir.
Source : Gallica

P.- Ch. Joubert Chasse aux oiseaux, manuel de l'oiseleur… (1856)

LES MOINEAUX.
On n'élève guère de moineaux dans les volières. Cet oiseau colère et vorace manque complètement d'amabilité; nous ne pensons pas que, sauf et depuis le Moineau de Lesbie, si délicieusement chanté par Catulle et célébré depuis par Barthet, aucun moineau ait paru digne d'inspirer une passion ou une affection, à moins que ce ne soit à quelque pauvre prisonnier ; le prisonnier s'attache à tout ce qui lui rappelle la liberté,
de même que le cœur de l'exilé se prend à tout ce qui lui rappelle la patrie.
Source : Gallica

P.- Ch. Joubert Chasse aux oiseaux, manuel de l'oiseleur… (1856)

Rien n'est plus facile que de découvrir les nids de rossignols et d'en enlever les petits pour les élever dans les appartements: comme le rossignol mâle ne s'éloigne jamais beaucoup de son nid, il ne s'agit que de se rendre le matin, au lever du soleil, ou le soir, à son coucher, à l'endroit où on l'a entendu chanter tous les jours précédents; pourvu qu'on se tienne tranquille sans faire le moindre bruit, les allées et venues du mâle et de la femelle, et les cris des petits décèleront bien vite ce que l'on cherche
Source : Gallica

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