André Theuriet

André Theuriet

Nos oiseaux (1899)

Résumé

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Nos oiseaux (1899)

“ Ton poitrail a toujours cette belle couleur de sorbe mûre qui t'a valu ton nom ! Dès l'aube, tu t'éveilles, ô le plus matineux des oiseaux ! et tu chantes ton mélodieux tircli. Tout le jour, au fond des bois humides, tu quêtes ta nourriture sous les feuilles mortes. A la Saint-Aubin, quand les prés sont encore poudrés de gelée blanche, tu marques bravement la place de ton nid, tu commences à gazouiller pour charmer ta couveuse : et, comme ton cœur est aussi constant que chaud, tu n'as pas trop de déboires en amour. Dans le lit
tissé de mousse et d'herbe ta nombreuse famille sommeille en paix
”
Source : Gallica

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Nos oiseaux (1899)

“ Elle se chargea de nourrir les deux couvées, et pendant toute une semaine, nous la vîmes aller d'un nid à l'autre, partageant la becquée entre ses sept petits et les sept orphelins.
Une brave et vaillante nature, cette femelle du chardonneret ! elle est l'incarnation de l'abnégation et du dévouement ; elle montre pour ses petits un attachement exemplaire : que le soleil luise ou que les nuages crèvent en froides giboulées, elle demeure les ailes étendues sur la nichée, et parfois, après un orage de grêle, on la retrouve meurtrie, mais fidèle à son poste de couveuse.
”
Source : Gallica

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Nos oiseaux (1899)

“ Tout en lui trahit un tempérament d'artiste, tout, jusqu'à la disposition raffinée de son nid, composé à l'extérieur de feuilles superposées comme les
pétales d'une rose, et à l'intérieur, de longs et minces brins d'herbe tournés en rond. La femelle y pond de trois à cinq œufs brillants, vernissés et d'un brun verdâtre ; tandis qu'elle fait son devoir de couveuse, le mâle, perché dans un arbre voisin, charme les longues heures de la couvée par d'exquises mélodies.
”
Source : Gallica

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