André Theuriet,
Nos oiseaux
(1899)
“ Ton poitrail a toujours cette belle couleur de sorbe mûre qui t'a valu ton nom ! Dès l'aube, tu t'éveilles, ô le plus matineux des oiseaux ! et tu chantes ton mélodieux tircli. Tout le jour, au fond des bois humides, tu quêtes ta nourriture sous les feuilles mortes. A la Saint-Aubin, quand les prés sont encore poudrés de gelée blanche, tu marques bravement la place de ton nid, tu commences à gazouiller pour charmer ta couveuse : et, comme ton cœur est aussi constant que chaud, tu n'as pas trop de déboires en amour. Dans le lit tissé de mousse et d'herbe ta nombreuse famille sommeille en paix ”
