Oiseau de paradis

Définition et enjeux

Marshalls Le Petit Jack, illustrations par L. Froelich… (1895)

C'est là aussi qu'habite le plus gracieux de tous les vola-
tiles, l'oiseau de paradis, dont le plumage en gerbe s'argente si magnifiquement au soleil. Toujours en mouvement, toujours en l'air, il semble qu'il n'ait pas de pieds pour se poser, ou qu'il soit, comme le disent les vieilles légendes, d'une nature trop éthérée pour toucher la terre.
Parfois, des profondeurs du fourré, à travers les cris et les bavardages discordants des oiseaux et des singes et les bourdonnements incessants des insectes, on entend s'élever la note douce et joyeuse d'un oiseau chanteur.
Source : Gallica

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Les oiseaux bleus (1888)

Mais, ô méchante, vous ne songez donc pas à votre ange qui pleure son aile blanche ? Oubliez-vous qu’en me restituant le baiser reçu, vous lui rendriez le libre vol parmi les nuées et les étoiles de son paradis ? Comme il est malheureux, et comme il est à plaindre ! il se traîne sur le sol, au lieu de planer dans les aurores ; accoutumé à resplendir de jour, il est tout gris de poussière. Avez-vous jamais vu une tourterelle à demi morte qui veut regagner sa branche, et ne peut pas ? C’est à cet oiseau qu’il ressemble.
Source : Gutenberg

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