Évariste de Parny

Élements biographiques

Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny Oeuvres de Parny, précédées d'une notice historique sur sa vie… (1826)

« D'un pas rapide il arrive à la grotte Ce jeune Oldulf ; mais d'un autre guerrier Il voit dans l'ombre étinceler l'acier.
Soupçon cruel ! son âme hésite et flotte; Il dit enfin : « Quel projet te conduit?
Que cherches-tu ? parle, enfant de la nuit.
— Faible rival, que cherches-tu toi-même ?
Réplique Asgar: de la beauté que j'aime Je suis jaloux, c'est un astre nouveau Qui pour moi seul brille sur le coteau. »
Le fer en main , l'un sur l'autre ils s'élancent.
D'Elveige alors le cœur est alarmé; Elle frémît, et ses pieds nus s'avancent A la lueur d'un tison enflammé.
Source : Gallica

Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny Oeuvres complètes d'Évariste Parny… (1831)

Entre les deux, la noble et sage Elfride, Dans le malheur sans effort intrépide, Tient un poignard contre son sein tourné : Sur elle il fixe un regard étonné; Mais dans les yeux de la charmante Isaure Il voit l'amour, le reproche et l'espoir; C'est là qu'il lit et chérit son devoir ; C'est là qu'il sent des vertus qu'il ignore. « Fidèle Erdal, dit-il, point de lenteur; De mes soldats arrête la valeur. Dans un instant je descendrai moi-même. Attendez tous ma parole suprêmes Elle voudra ce qu'ordonne l'honneur,.» Maiî sur la place impatiens arrivent Eric, Oldar, et leurs brigands les suivent.
Source : Gallica

Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny La Guerre des dieux, poème en dix chants (1790)

En rougissant elle dit : Quos ego...
Les vents ont peur ; des flots la rage expire ;
Et les vaisseaux, que protège un ciel pur,
Semblent glisser sur le liquide azur.
Le roi des dieux veut effrayer la terre :
D’un pôle à l’autre il roule son tonnerre.
L’homme en effet, pâlit à ce fracas ;
Mais un pater, quelques jets d’eau bénite,
Le son sacré des cloches qu’il agite,
Font reculer la foudre et le trépas.
Belle Vénus, vous étiez plus que belle
Après l’instant qui vit naître l’Amour.
Avec douceur votre bouche immortelle
Baissa ses yeux qui s’entr’ouvraient au jour
Source : Wikisource

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