Claude-Joseph Dorat,
Oeuvres choisies de J. Dorat, avec une introduction par Alexandre Piedagnel
(1888)
“ Dont ses yeux seuls encore avoient parlé. Qui pourra-t-il choisir pour interprète? Pour le servir, comment tromper Henri? Un roi n'est pas comme un autre mari. Alphonse voit l'Infante et tous ses charmes, Qui malgré lui vont être abandonnés, Languir, sécher, expirer dans les larmes, Et qu'Amour fît pour être moissonnés. « Dieu tout-puissant, dit-il avec tendresse, Quoi! nul amant, quoi! nul baiser humain Ne rougira les lis de son beau sein, N'entr'ouvrira sa bouche enchanteresse ! Nul plus hardi n'égarera sa main, Et ne pourra mourir de son ivresse ! Non, non, je jure... » ”

